Remploi 150-0 B ter : immobilier ou private equity ?

Après une cession, le private equity redéfinit le remploi 150-0 B ter

Pendant longtemps, remployer une plus-value de cession s'est résumé à un choix binaire : la pierre, rassurante mais illiquide, ou les marchés cotés, liquides mais peu sélectifs. Le private equity impose une troisième voie. Il donne accès à des entreprises non cotées, choisies avec la même rigueur qu'un dirigeant applique à sa propre entreprise, plutôt qu'à un actif isolé qu'il faut ensuite gérer seul, sans effet de levier sur son propre savoir-faire.

Pourquoi cet arbitrage se pose maintenant

Un dirigeant qui vend son entreprise via un apport-cession 150-0 B ter doit réinvestir au moins 60 % du produit de cession dans les 24 mois pour conserver le sursis d'imposition sur sa plus-value. Ce réinvestissement peut prendre trois formes éligibles : le financement d'une activité économique opérationnelle en direct, une prise de participation dans une société opérationnelle, ou une souscription à un fonds de private equity (FCPR, FPCI) dont l'actif est majoritairement investi dans des entreprises non cotées. Ce délai de 24 mois transforme une décision patrimoniale en décision d'investissement à part entière, avec un calendrier contraint : il faut arbitrer vite, sans sacrifier la sélectivité.

Le réflexe immobilier reste fréquent, sous trois formes : l'acquisition en direct, la SCPI, ou le statut LMNP. Toutes trois rassurent par leur tangibilité, au sortir d'une cession souvent longue et exigeante. Le taux de distribution moyen des SCPI a d'ailleurs progressé à 4,92 % en 2025, contre 4,53 % en 2022, ce qui entretient ce réflexe. Mais les trois formes partagent les mêmes limites structurelles : un actif immobilisé pour plusieurs années, une revente qui prend du temps et dépend d'un marché local, et un rendement qui se heurte à la fiscalité (revenus fonciers, IFI le cas échéant) et aux charges d'exploitation. Ce réflexe mérite d'être questionné à la lumière de ce que l'immobilier permet réellement, une fois ces frictions prises en compte.

Ce que l'immobilier ne permet plus

Un bien immobilier, quelle que soit sa forme, concentre le remploi sur un nombre restreint d'actifs, souvent un seul, exposés au même marché local et au même cycle économique. Il exige un temps de gestion continu (recherche de locataires, travaux, vacance locative, copropriété), au moment précis où un dirigeant vient de quitter la gestion opérationnelle de sa propre entreprise et cherche à s'en éloigner, pas à la reproduire sous une autre forme. La sortie elle-même est lente : céder un bien ou des parts de SCPI prend des mois, parfois davantage sur un marché dégradé, ce qui est l'inverse de la flexibilité recherchée après une opération de cession. Le taux de distribution affiché par les SCPI ne raconte d'ailleurs qu'une partie de l'histoire : la valeur des parts elle-même a reculé de 1,8 % en 2025, après une baisse de 5,8 % en 2024, ce qui réduit d'autant le rendement total une fois cette variation de capital intégrée. Surtout, l'immobilier n'apporte aucun effet de levier sur ce que ce dirigeant sait faire : construire et faire grandir des entreprises. La pierre valorise un actif passif ; elle ne valorise pas l'expérience entrepreneuriale de celui qui remploie.

Ce que le private equity apporte

Un fonds de private equity investit dans un portefeuille de plusieurs dizaines d'entreprises, réparties sur plusieurs secteurs, plusieurs stades de maturité (early-stage à growth) et plusieurs géographies. Cette diversification change la nature du risque : la performance ne dépend plus d'un actif isolé mais d'un ensemble de paris, sélectionnés et suivis dans la durée. La création de valeur y est active, portée par la croissance opérationnelle des entreprises du portefeuille, et non par la simple appréciation d'un actif qui reste passif tant qu'on ne le vend pas. Selon l'étude France Invest / EY sur la performance nette du capital-investissement français à fin 2025, le TRI net s'établit à 10,7 % par an sur dix ans, et à 10,8 % depuis l'origine. Ce sont des moyennes de marché qui ne préjugent en rien de la performance future d'un fonds donné, mais qui illustrent l'écart de nature avec un actif immobilier passif.

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Cet accès n'est pas ouvert à tous : un deal flow exclusif et une exécution rigoureuse, portée par la donnée plutôt que par l'opportunité, permettent d'identifier des dossiers qu'un dirigeant ne verrait jamais seul, avant qu'ils ne deviennent visibles du marché. Pour les fonds levés depuis 2008 et intégralement liquidés, l'étude France Invest / EY relève un multiple net de 1,91x pour un TRI de 14,6 % : la preuve que la sélectivité, quand elle est tenue dans la durée, se traduit dans les chiffres. Et pour quelqu'un qui a construit une entreprise, remployer aux côtés d'une équipe hybride d'investisseurs et d'opérateurs prolonge une logique déjà familière : on investit dans des dirigeants et des équipes, avec un accompagnement qui va au-delà du chèque (recrutement de profils clés, mise en relation avec le réseau de LP entrepreneurs, ouverture commerciale entre Europe et États-Unis), pas seulement dans un bilan qu'on regarde de loin.

L'approche de Founders Future

Fondée en 2018 par Marc Menasé, entrepreneur en série et fondateur de France Digitale, Founders Future est une plateforme d'investissement tech transatlantique, financée par des entrepreneurs, de grandes familles européennes et des investisseurs institutionnels. Le fonds opère depuis Paris et San Francisco, avec de vraies équipes des deux côtés de l'Atlantique : l'un des rares fonds européens à disposer d'un bureau opérationnel en Californie, au cœur du deal flow américain.

FF Conviction Entrepreneurs est notre véhicule de co-investissement dédié aux professionnels de la gestion de patrimoine, éligible au 150-0 B ter, avec un ticket d'entrée à partir de 100 000 €. Il offre une exposition immédiate et équilibrée à l'ensemble de notre deal flow, réparti entre early-stage et growth, sur six secteurs : l'AI, la transition énergétique, le B2B software, la santé, la défense et la fintech. Cette répartition par stade et par secteur est elle-même une forme de diversification que l'immobilier, concentré par nature, ne peut pas reproduire.

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Notre portefeuille en est la preuve, au-delà du seul réflexe Databricks : Harmattan AI en défense, Perplexity, Waterdrop (présent dans une douzaine de pays), Function Health, Saronic, AMI Labs aux côtés de Yann LeCun, Veesion, Riot, Conduktor, Raidium. Des LP institutionnels comme MACSF, la famille Dassault ou le groupe CMA CGM nous font déjà confiance. Seule une fraction des dossiers analysés chaque année est retenue à l'issue d'une due diligence menée par une équipe hybride d'investisseurs et d'opérateurs : la sélectivité n'est pas un argument marketing, c'est la discipline qui protège le capital remployé.

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Remployer après une cession n'est pas qu'une question fiscale. C'est un choix de discipline d'investissement, et un choix de partenaires pour les années qui suivent.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le remploi 150-0 B ter ? Le 150-0 B ter est un dispositif fiscal qui permet à un dirigeant apportant les titres de son entreprise à une holding, avant leur cession, de bénéficier d'un sursis d'imposition sur la plus-value réalisée. Ce sursis n'est conservé que si la holding réinvestit au moins 60 % du produit de cession dans les 24 mois, dans des activités économiques éligibles : une entreprise opérationnelle, ou un fonds de private equity comme Founders Future Conviction Entrepreneurs.

Comment investir dans les champions de la tech européens de demain ? À travers Founders Future Conviction Entrepreneurs, fonds d'investissement éligible au remploi 150-0 B ter avec un ticket minimum de 100 000 €.

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Est-ce que l'investissement en private equity et en immobilier sont compatibles ? Oui : ce n'est pas un choix entre les deux, c'est une question d'équilibre. L'immobilier stabilise le patrimoine, le private equity le fait croître.

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Comment Founders Future sélectionne-t-il les entreprises de son portefeuille ? Chaque dossier est instruit par une équipe hybride d'investisseurs et d'opérateurs, avec une exécution rigoureuse et pilotée par la donnée plutôt que par l'intuition. Seule une fraction des dossiers analysés chaque année est retenue : la sélectivité, pas le volume, est ce qui protège la performance sur la durée.

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